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lundi 28 septembre 2015

License to operate

Newsletter - septembre 2015

L’opinion publique impose sa propre rationalité, ses principes moraux et sociétaux. Tenter d’y échapper, c’est s’exposer à des attaques violentes. 
C’est prendre le risque de la catastrophe. Car dans ce domaine, soupçon vaut condamnation.

L’entreprise est ainsi amenée à défendre sa réussite et le bien fondé de son action sur des terrains souvent éloignés de la rationalité managériale. Des terrains sur lesquels le pouvoir économique et l’expertise technologique n’ont que peu de pouvoir. Car pour l’opinion, être légitime c’est d’abord apporter la preuve de son sens de l’intérêt général.

La valeur loyauté


La parole militante est plus audible. L’opinion en perçoit la sincérité et l’émotion. Elle en retient la mobilisation et le désintéressement au nom du bien commun.

Redonner à l’action de l’entreprise sa légitimité, c’est briser la logique de défiance. C’est proposer une alliance singulière, fondée sur la loyauté.  Mettre en lumière ses principes de moralité sociétale. Incarner une volonté sincère, lisible et forte. Apporter la preuve de cet engagement.

Réussir le pari de la loyauté est le nouveau défi que l’entreprise doit relever pour durer.


mardi 2 juin 2015

L’avenir en fusion

Newsletter - juin 2015

Se rapprocher c’est s’éloigner de son identité pour se réinventer autrement.

C'est remettre en question l'histoire, la culture, les savoir-faire, les valeurs, les croyances, mais aussi les signes et les représentations qui relient les hommes dans l’action.

Pour les dirigeants, il s’agit d’inscrire l’évènement dans une narration qui donne sa raison d’être au nouvel ensemble et l’enracine dans une histoire et un horizon partagés. Un récit qui rend explicite le projet et mobilise les publics autour d’une même vision, d’une même ambition et de défis communs.

Le récit raconte l’entreprise en train de naître

Il en précède l’expérience, il en est le berceau. Il associe chacun au rapprochement en cours. Il  précise les missions et les relations à construire dans le cadre du changement amorcé.

Il révèle le modèle aspirationnel qui, aux côtés du modèle économique, favorise la confiance et crée la croissance.

Les Ateliers Corporate élaborent, aux côtés des équipes dirigeantes, les récits qui engagent chacun dans une même vision de l’avenir.

mercredi 6 mai 2015

Sans récit, pas de fusion réussie

Quels facteurs fondent la réussite d’une fusion, s’interrogent Les Echos dans un article daté du 4 mai* ? « Rassurer les collaborateurs dans les heures qui suivent l’annonce »  répond Vincent Benoit, directeur exécutif du groupe La Mancha. « Expliquer la philosophie de la démarche est au moins aussi important que livrer des prévisions de synergies » poursuit Axel Reinau associé au BCG. Elaborer une narration destinée à apporter une vision et de la sérénité aux collaborateurs et à retenir les meilleurs talents. « Mettre les deux sociétés ensemble dans une équipe, et oublier qui est qui » précise Eric Olsen, directeur général du futur ensemble Lafarge-Holcim. 

Pour eux, comme pour nous, la dimension stratégique qui fait la réussite d’une fusion ou d’une acquisition, réside avant tout dans la capacité à l’inscrire dans un récit aspirationnel. 
Les  Ateliers Corporate élaborent, aux côtés des équipes dirigeantes, les récits qui engagent chacun dans une même vision de l’avenir. 
Un récit qui actualise le projet pour l’inscrire dans une cohérence et redonner du sens à la discontinuité.  Qui fournit à tous, la grille de lecture indispensable à la compréhension du monde.  
Qui permet de se fixer un horizon.

mercredi 1 avril 2015

Vive l’entrepriZ

C’est pour la société en général et pour les entreprises en particulier une révolution qui s’annonce. Sans plus attendre, elles doivent réinventer les passerelles qui demain relieront entre elles les générations. Repenser le partage des expériences de l’héritage de l’entreprise.  Réinscrire dans une même histoire, les réussites du passé et les aventures de demain.

Nourrie à la puissance des réseaux, la GEN Z est une génération d’autodidactes. L’enquête  BNP Paribas et The Boson Project souligne ainsi qu’à la question « quelles seront les sources d’apprentissage dans 10 ans ? », seuls 7,5 % des répondants citent « les études »*.  
Ils sont dans l'auto-apprentissage permanent. Ils vont chercher librement et gratuitement, l’information qui leur est nécessaire sur les innombrables tutoriels mis à leur disposition sur YouTube. La transmission du savoir est horizontale. 

Le réseau joue le rôle jusqu’ici dévolu aux ainés.
 Ils ont compris et assimilés, bien avant tout le monde, « l’obsolescence des connaissances et du modèle top-down académique ou le vieux sachant enseigne au jeune novice »**. Ils savent que la plupart d’entre eux exerceront un métier qui reste encore à inventer.     

* et ** Enquête BNP Paribas et The Boson Project sur lagénératio Z et sa vision de l’entreprise – Janvier 2015 (réf dernier billet : GEN Z)

mardi 24 mars 2015

GEN Z

Quelle vision les jeunes gens nés après 1995, qui s’apprêtent à rentrer en masse dans la vie active, ont-ils du monde du travail ? Comment se projettent-ils dans une carrière professionnelle ? Leurs aspirations, leurs attentes, leurs ambitions sont-elles les mêmes que celles de la désormais célèbre génération Y ?  Et surtout, l’entreprise telle que nous la connaissons, est-elle configurée pour les attirer et les accueillir ?

Pour apporter une première réponse à ces questions, il faut lire les conclusions de l’étude réalisée par The Boson Project pour BNP Paribas sur la génération Z.

En recueillant et en analysant les témoignages de plus de 3 200 jeunes de 15 à 20 ans, les auteurs brossent avec précision le portrait de toute une génération désormais aux portes des entreprises.  
Ils décrivent sa totale immersion dans le mode digital, son hyper connexion aux réseaux sociaux, sa capacité à apprendre, créer, échanger, comme jamais on ne l’a fait jusqu’ici. Sa propension naturelle à faire voler en éclat les codes et les modèles traditionnels.  

Ils suggèrent ainsi en creux l’immensité des défis que l’entreprise devra relever pour créer les conditions qui leur permettront d’exprimer tout leur talent, de révéler tout leur potentiel. Organisationnels, managériaux mais avant tout culturels, ces défis constitueront demain l’agenda de ses dirigeants.

Ils doivent dès aujourd’hui mettre l’entreprise en mouvement pour, en aucun cas, prendre le risque de passer à coté de la GEN Z.


mardi 10 mars 2015

Connected performances

Désormais la performance se doit d’être durable et responsable.

Pour y parvenir, l’entreprise intègre les différentes natures de performances quelles soient opérationnelles, sociales ou environnementales. Elle les connecte à celles de ses clients. Elle nourrit ainsi de ses technologies et de ses solutions, leur propre réussite. 

Parler RSE, c’est donc pour elle, s’immerger dans le monde de ses clients. Faire de leurs enjeux, ses propres enjeux. Ouvrir son expertise et sa capacité à innover à la co-construction du monde en devenir.


mardi 3 mars 2015

Weiji

Weiji, on le sait, signifie à la fois danger et opportunité en chinois
Etre et rester compétitif dans un monde d’interférences et de changements, c’est pouvoir aborder les risques et les opportunités des mutations
en cours.
C’est considérer la crise dans sa « normalité », objet à la fois naturellement transitoire et récurrent de la société post-moderne. 
C’est lifter son mental pour réinventer un nouveau modèle  
C’est tenter le difficile pari qui consiste à sortir de la crise plus fort que l’on n’y est entré